Dramaturgie et commentaires

Le philosophe français Jean-François Lyotard écrit :

" Dénué de parole, incapable de station droite, hésitant sur les objets de son intérêt, inapte au calcul de ses bénéfices, insensible à la commune raison, l'enfant est éminemment l'humain parce que sa détresse annonce et promet les possibles. Son regard initial sur l'humanité, qui en fait l'otage de la communauté adulte, est aussi ce qui manifeste à cette dernière le manque d'humanité dont elle souffre, et ce qui l'appelle à devenir plus humaine."

" Réveiller l'enfance du spectateur à travers des sensations que certains rêvent d'effacer à tout jamais."

Boris Charmatz, chorégraphe

Le Fou doit être interprété par un enfant car les enfants amènent souvent dans les spectacles la vie et le jeu, symbolisant l'élan vital et la joie libre.

Ce qui restera à la fin du Roi Lear, c'est la victoire du théâtre, du Jeu, de l'humanité du Jeu théâtral, même si la pièce est complètement noir. Sans espoir ? Non ! Le théâtre triomphe toujours sur la médiocrité, la banalité par une projection dans l'infini poétique. . .

Ce qui restera à la fin du Roi Lear, c'est la victoire du théâtre, du Jeu, de l'humanité du Jeu théâtral, même si la pièce est complètement noir. Sans espoir ? Non ! Le théâtre triomphe toujours sur la médiocrité, la banalité par une projection dans l'infini poétique. . .

Du point de vue du Fou

Le point de vue a changé - Quelle perspective donner - celle par lequel le Fou observe les personnages principaux. Le Fou assiste à l'effondrement du scénario initial, un scénario né d'un faux semblant : Lear croit que ses filles lui resteront fidèles et reconnaissantes. Le Fou présent au côté de Lear tente de l'éclairer par ses traits d'esprit, sur les erreurs qu'il commet.

Quand tu as fendu ta couronne en deux pour en donner les deux moitiés, c'était porter ton âne sur ton dos pour traverser le bourbier : tu n'avais guère d'esprit sous ta couronne chauve quand tu as abandonné ta couronne d'or...

Il attire l'attention sur la folie qui déclanche la tragédie, sur la faute, le choix mauvais . . .


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